15 avril 2006
Reconstruction
"RECONSTRUCTION" (caméra d'or au Festival de Cannes 2003) 
Ce film danois est un petit bijou, c'est vrai que le rythme est très lent, les images floutées parfois, on se croierait dans un rêve, les acteurs ne parlent pas beaucoup, il faut surtout deviner, ressentir, on voit l'amour germer s'évanouir mourir bref quel film! Ca faisait longtemps que je n'avais pas vu de film "différent", cette façon de filmer, de montrer par quoi on peut passer comme sentiments, comment la vie est faite de décisions, d'hésitations, de rattages, de regards, à première vue vous risquez d'être déçus mais si vous vous immergez bien dans le film vous serez subjugués! Avis aux amateurs de films qui ne ressemblent pas aux autres.
Synopsis:
Un soir, Alex abandonne soudainement son amie Simone pour suivre la belle Aimee. Cette rencontre bouleverse sa vie et il devient un étranger pour Simone auprès de qui il ne peut plus revenir. Son futur est l'amour d'Aimee mais aura t-il le courage de l'accepter? L'histoire d'un homme qui perd son passé et doit mettre toute sa foi dans l'amour pour croire en l'avenir.
On erre avec plaisir dans cette troublante histoire, réflexion sur la construction identitaire à travers, dixit le réalisateur, "cette redoutable illusion qu’on appelle l’amour, sans laquelle on ne peut continuer à vivre, la notion fondamentale sur laquelle repose notre existence".
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Une histoire d'amour chinoise
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14 avril 2006
Vendredi mortel vendredi
Il est 13h les gens sont morts, dorment ou se cachent dans les arrières-boutiques, il parait que les mosquées sont pleines, j'y crois pas trop, il fait trop beau pour travailler ou prier, les rues sont désertes et on verrait presque ces grosses broussailles poussées par le vent comme dans les western, aux arrêts de bus pourtant il y a quelques âmes qui attendent, à cette heure-çi ne savent-elle pas que c'est shabat?
Avant et après l'heure fatidique il faut arborer fiérement une djelaba ou autre costume d'un blanc immaculé et trainer avec assez longtemps dans son quartier pour bien marquer le coup, une sorte de certificat de foi qu'on exhibe. Rituel du vendredi très important. Et le lendemain on pourra aller gaiement traiter de pute la fille qui passera par là.
Mortel vendredi, personne ne sort, ce n'est pas encore l'époque estivale, pas de plage, donc on reste cloitrés, à attendre que ça passe, que le monde se réveille ou qu'ils sortent de leurs cachette pour pouvoir enfin nous vendre un poulet ou remplir le réservoir d'essence, alors qu'ils était tous là, derrière leurs rideaux à attendre que ça passe...
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09 avril 2006
Je dors chez une copine
Phrase fatidique que gobent tous les parents. C'est la phrase usuelle, phrase qui en décodée veut dire "ce soir je vais en boîte", car, s'il y a des boîtes de nuit c'est qu'il y a des filles dedans? Mais les filles généralement n'ont pas vraiment le droit de sortir la nuit chez nous, même à 24 ans et toutes leurs dents, à la rigueur dans les familles dites "cool" les sorties "politiquement correctes" sont permises, la demoiselle peut aller à un concert de musique classique ou voir Jamel Debbouze (l'est pas venu lui finalement), c'est une demi-concession, histoire de dire qu'on les enferme pas non plus! Mais il existe aussi de rares créatures féminines dont les parents sont totalement "aware", celle-çi sortent et vivent si librement qu'on les détésterait presque mais elles ne sont qu'une goutte d'eau dans un océan de mensonges. Mentir pour vivre, c'est un peu triste, mentir constemment, c'est habituel, passage obligé pour beaucoup de filles. Ce qui me choque c'est quand des filles à la faculté doivent mentir, ces personnes sensées être adultes, on ne leur apprend même pas à être adultes, je me demande même si la femme à le droit d'être adulte dans ce bled? La femme passe de la tutelle de son père à celui de son mari, entre les deux; rien, aucun moment de "liberté", de décisions qu'elle effectuera seule. Les femmes sont des enfants ou des vieilles, pas de jeunes, il n'y a que très peu de jeunes femmes, de femmes adultes, liberées, soit ce sont des gosses incapables de rien, soit des vieilles usées et rapées par la vie et les soucis et l'obésité d'une vie plate tracée, à la recherche d'un mari de mariages en mariages, en formation de couture ou de coiffure, entre le hammam le marché et la maison, ou à la fac à étudier un truc alors qu'elles ne travailleront peut-être même pas, ou perdues dans de nombreux cafés à fumer des cigarettes en pensant à rien ou à la rigueur à rêver secrétement d'être adultes.

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08 avril 2006
Mardi tous aux abris!!
Ces derniers temps, il est dangereux de se balader avec le nez dans les étoiles, les gamins vous guettent, et n'attendent que le bon pigeon (féminin en général car elle saute en l'air au moindre BOOM), pour lui balancer une bonne pétarade dans les jambes pour les plus gentils ou dans les cheveux pour les plus frippons, c'est vrai que c'est marrant quand on est gosse mais bon... c'est pas si drôle, on a l'humour qui vire vite vers la violence, rappelez-vous quand il a neigé, au début c'était drôle les boules de neige, mais après, quand certains se sont mit à y mettre des cailloux comme cadeau de noël à l'intérieur voire malaxer la neige jusqu'à la transformer en glace dure comme de la pierre, c'est devenu tout d'un coup moins drôle comme jeu. En tout cas le mouloud est là, on commence quelques mois avant la date fatidique, le soir même c'est Baghdad, et on continue encore quelques mois après (va falloir penser à se recycler dans l'importation des pétards) (c'est pas sensé être interdit?), bref le mouloud dure à peu près 6 mois, et il y a toujours des restes de pétards qui trainent et qui explosent isolement par çi par là durant l'année comme lointain souvenir du mouloud passé.
En tous cas faites gaffe à vos fesses, l'artillerie devient de plus en plus lourde d'années en années, double-bombe triple-bombe, à quand les bazookas?

20:05 Publié dans Alger: Allo SOS coeurs brisés, j'écoute? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
04 avril 2006
Ca dégouline d'envie refoulée
Oui on crève d'envie devant l'occident, bien sûr on critique, on dit que leurs manières/habitudes/modes de vie ne sont pas les nôtres mais on crève d'envie de vivre chez eux, comme eux, avec eux voir les épouser et faire des gosses comme eux. Mais dès qu'on parle français ici, ou qu'on met une petite note d'originalité vestimentaire, musicale voir idéologique on nous tombe dessus avec ce fameux "hizb frança", on nous dit qu'on veut imiter les occidentaux. Merde alors? Modernité=occident=pas pour nous? Je devrais donc; au nom de notre soi-disant culture "berbero-arabo-musulmane" bouffer des dattes, porter le hidjab, écouter du raï et penser que je ne suis qu'une pauvre femme que l'homme doit battre assez fréquemment histoire de me rappeler ma position de temps en temps? Excusez-moi mais y'en a qui ont rien compris, remarque moi non plus. J'y comprends rien, mais alors absolument rien, et quand je ne comprends pas les gens je me dit qu'ils sont dingues, non; tordus, c'est le mot le plus approprié. On a vraiment un problème.
14:30 Publié dans Alger: Allo SOS coeurs brisés, j'écoute? | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
02 avril 2006
Pessimisme russe
" D'une manière générale, bâtissez toute votre vie sur la médiocrité. Plus c'est médiocre mieux ça vaut. Et surtout mon cher, ne vous battez pas un contre mille, n'attaquez pas les moulins à vent, ne vous fracassez pas la tête contre les murs... N'essayez pas d'appliquer des nouveaux systèmes économiques, d'ouvrir des écoles pour les enfants du peuple... Evitez les discours enflammés. Rentrez bien sagement dans votre coquille et arrêtez-vous à la petite tache que le destin vous a dévolue... C'est plus honnête, plus sain et plus confortable croyez-moi. Vous n'imaginez pas à quel point ma vie a été fatigante..."
Ivanov (Tchekhov)
"Notre vie... la vie humaine... est semblable à une fleur qui s'épanouit dans un champs: vient à passer un bouc, il la bouffe - finie la fleur..."
Ce fou de Platonov (Tchekhov)
12:40 Publié dans Bouquinage et philosopherie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01 avril 2006
Dar sbitar II

Bienvenue chez les fous! Aujourd'hui c'était sorti, je me suis mêlée à la foule, aux êtres vivants et à leurs idées surtout. C'était spécial, une aventure humaine, une véritable macédoine de gens, de profils, je vous décris l'endroit? Un café, le "cool moment" à Hydra (le pays des gens heureux comme dit une copine..?), ambiance tamisée qui vas dans le rouge velours (néologie coloriale?), grands canapés durs mais confortables, tout se situe en hauteur, une sorte de mezzanine suspendue dans le vide, on y arrive après avoir emprunté un escalier très très raide (me demande même comment la serveuse ne s'est pas encore cassé la figure, ça relève de l'exploit). Bref, le tout dans un brouillard de fumée oblige (à quand les cafés non-fumeurs?).
C'est bizarre car tout allait bien jusqu'au moment où les sujets qui fâchent ont été abordés... Politique, anti-juifs, islam, les nerfs ont tourné, les mots ont fusés et moi je regardais ça d'un air éberluée! Ca me scie à chaque fois que je vois ce que pensent les gens. Monsieur surf collier en bois disant que lire l'horoscope c'était du "chirk billah" (si quelqu'un a la traduction en français qu'il me la donne merci), miss burka fumant cigarettes sur cigarettes, K. illuminé hurlant presque qu'il faudrait exterminer les juifs car c'est Dieu qui nous l'a ordonné et qu'il ne faut pas chercher à comprendre mais appliquer appliquer appliquer... Un gros malabar avec un air de truand parlant d'économie, du monde, des rentes pétrolières comme s'il était ministre, quelques filles ici et là maquillées outrageusement, et moi au milieu à me demander si c'était moi qui n'était pas normale ou eux? Après coup, je me suis dit que c'était ça l'Algérie, un mélange explosif qui ne sais plus où donner de la tête, on doit tous être perdus, car je trouve que le mélange moderno-religio-traditionnel est impossible, ou en tout cas qu'il a complètement foiré ici. Je trouve qu'on est tous des déséquilibrés en puissance, lol
22:25 Publié dans Alger: Allo SOS coeurs brisés, j'écoute? | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
La tolérance; phénomène agaçant
J'avoue, je ne suis pas tolérante, car accepter l'avis d'autrui voudrait dire respecter tous les avis mêmes les plus cons... Et ça m'est impossible, je suis totalement intolérante et hermetique au propos/idées/principes pourris. Car chacun a une opinion, et des fois, mêmes les opinions les plus merdiques sont bien défendues (islamistes, extremistes de tous bords), bref ce n'est pas une histoire d'ouverture d'esprit, et il ne faut pas tomber dans ce piège, celui où il faut accepter tout du prochain (idées/convictions...), non il y a certains points de vues qu'il faut combattre!
Enfin ce n'est que mon humble avis, mais non discutable, lol.
22:05 Publié dans Alger: Allo SOS coeurs brisés, j'écoute? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Quelles belles journées
Ne vous sentez-vous pas pousser des ailes? Quelle chose merveilleuse que ce beau ciel bleu et doux d'Alger, un bleu si intense, il suffit de lever son nez au ciel pour être prit d'une bouffée de bonheur et d'avoir ce bleu plein les yeux, qui vous entoure, vous gobe, vous fait planer, marcher la tête à l'envers sur les nuages. Il y a des jours comme ça où on est amoureux d'Alger, de son ciel, de son soleil, de ses gens.
13:20 Publié dans Alger: Allo SOS coeurs brisés, j'écoute? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note










